19/01/2007

Yapo compteur

Au cours des années précédentes on a de plus en plus entendu parler du changement climatique. On a presque entendu ou vu David Pujadas ou PPDA annoncé la faillite des fabricants d’Anorak d’ici 2020. Que le kg d’équivalent C02 émis devient une unité de mesure international, avec un marché du CO2 qui a pris son envol avec l’apparition des quotas d’émissions etc…

Parallèlement, d’un point de vue personnel et professionnel j’ai eu la chance d’être confronté au problème de la valorisation de l’environnement. Cétiquoi ce truc ? C’est facile ! Ca consiste à essayer de quantifier avec des sousous les écosystèmes ou les ressources naturelles. Plein de super méthodes rigoureuses et tout et tout ont été développées dans les labos des plus grandes Universités d’économie de la planète. J’aurai certainement l’occasion d’en reparler sur ce blog mais en gros on a principalement 2 tactiques, 1 on essaye de mesurer le service rendu par l’environnement à la société ou 2 on essaye d’évaluer la valeur patrimoniale d’un milieu (pas parce qu’on peut l’utiliser mais parce qu’il existe (beaucoup moins facile…)).
Mon côté militant est bien sûr souvent titillé par ces approches, car il se refuse à vouloir lâcher également la protection de l’environnement aux sirènes du « tout-fric ».
Cependant cette valorisation économique a pu et peut permettre de donner des éléments à nos décideurs en faveur de la protection de l’environnement. Je pense historiquement par exemple à la démonstration de l’intérêt économique de la protection du mérou dans certaines zones de Méditerranée à cause des retombés économiques de la plongée sous-marine dans ces zones de protection (relatives me direz-vous puisqu’on y plonge), qui a su convaincre quelques élus locaux du bien-fondés de cette protection.

Et puisque la moindre des choses c’est d’appliquer à soi-même les principes qu’on défend. J’ai rajouté dans la colonne de gauche un petit compteur des méfaits et bienfaits causés à la planète. Le problème est toujours le même, il est toujours beaucoup plus facile de mesurer des atteintes à l’environnement que des bénéfices environnementaux. Dans mon cas je tiendrai donc à jour cette année un nombre de km parcourus en avion ainsi qu’un ordre de grandeur de l’équivalent CO2 produit. (Note pour les puristes : J’utilise pour ce faire les facteurs d’émissions proposés par l’ADEME dans l’éco-comparateur developpé pour la SNCF.)

Il sera donc possible en fin d’année de faire un bilan (en euros par exemple) du coût pour l’environnement qu’aura engendré mon activité professionnelle, censée avoir provoqué des bénéfices pour l’environnement d’autre part. Le problème c’est que je ne sais pas trop quoi mettre sur le plateau de la balance en face. Il faudrait que je puisse arriver à quantifier des actions en unité comparable de bénéfice c'est-à-dire des kg d’équivalent C02 économisés, ou des euros…

Je préférerai mettre un compteur plus poétique comme un nombre de bébé-phoques sauvés, mais à mon avis ce compteur ne bougerait pas beaucoup dans l’année, au vu de ma zone géographique d’activité (quoique sur un malentendu, je vais le laisser tiens). Alors au fil des mois et des idées (bizarres souvent, débiles parfois, géniales rarement), j’essaierai de trouver des réponses à ce côté du thermomètre qui fait du bien à l’environnement.

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