11/03/2008
Ghana (1)
Bon allez comme j'ai une connexion pas mal à l'hotel et que je me suis fait remonter les bretelles parce que je partageais pas assez, j'en profite pour coucher rapidement sur le papier électronique des impressions en vrac.
L’avantage de sortir de l’avion sur le tarmac pour rejoindre un bus et non pas une passerelle directement connectée à l’aérogare, c’est cette première bouffée d’air que tu prends à la sortie de l’appareil. Je me rappelle encore physiquement une escale à Djibouti où à la sortie tu deviens instaténement trempé en 12s et de la chaleur qui te rentre par tous les pores et par le nez, et cette humidité qui te transforme en éponge.
Hier soir c’était un peu pareil mais en plus soft. Mais bon il faut dire qu'on suait déjà à grosse gouttes dans l'avion, à l'atterrissage à Accra un orage venait de finir, ce qui nous a valu une petite frayeur. Genre tu regardes ton voisin et tu lis dans ces yeux ronds un miroir d'incompréhension : "attends là... toute ma vie pour ça".
Mais bon grâce au talent de notre pilote hollandais, j'ai eu l'occasion de découvrir ce pays qui avait ouvert la voie à la longue liste de prise d'indépendance des pays africains colonisés, c'était en 57. 50 ans déjà! D'ailleurs je suis en train de lire "Ebène", de Ryszard Kapuscinski, l'histoire d'un journaliste polonais qui a couvert pour la presse polonaise toute la série de la prise d'indépendance des africains dans les années 60. Une sorte de connexion naturelle pour moi entre Varsovie et l'Afrique, ça s'invente pas.
Bref, ma première impression après 2 jours est vraiment pas mal, je perds mes 12 litres de sueur par jour grâce au climat, mais je reste d'un flegme (presque) britannique sous le soleil en costard cravate (rencontres dans les Ministères obligent) au milieu d'un marché où tu peux faire des photocopies. Ce document que je suis en train de photocopier j'ai galérer pour l'obtenir, après 45 minutes de discussions sur des généralités où je n'obtenais aucune information chiffrée et j'ai bien pensé que c'était mal barrée, mais après avoir tapé à différent bureaux (sans y croire vraiment) tout à coup alors que tout semblait mal engagé, un gars me tend le plan de travail 2008-2012 qui n'existe qu'en une seule version papier et qu'il est impossible de photocopier dans l'institution où je me trouve. Pourtant j'avais bien lu plein d'histoires sur la nécessaire patience du pti blanc en pays africain, mais les leçons ne s'apprennent vraiment qu'en étant vécu hein?
J'ai également trouvé aujourd'hui l'Universite de rêve à Accra et notamment le Centre Africain d'études des zones humides, situé sur la colline qui domine la ville dans l'Université de Legon. Si vous cherchez un post-doc ou une formation supéruee anglophone, je pense que c'est bien mieux que d'aller en banlieue londonaise...
21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ghana




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