13/03/2009
Dommage fromage
Bon aujourd'hui craquage dans la série mythomaniac: 3 photos, quelques lignes, 1 atmosphère. Cherchez pas on avait qu'à dire que c'est de l'art.
Ca fait déjà plusieurs fois que le soir en gagnant le parking, j’ai un frisson qui me longe l’échine. Pourtant, non, personne.
Faut que je prenne des vacances moi. Ah si seulement ce projet de virus était bouclé.
Oublier l’Agence et ses mesures de sécurité qui finissent par nous rendre dingues. Aller profiter de ce fric sur une plage d’Acapulco, un mojito à la main…
Nan mais je rêve pas, il me suit lui… Et ouvertement en plus, il tente même pas de laisser une voiture entre nous.
La bande à Dimitri. Je le savais. Attendez un peu. C’est pas pour rien que je me suis payé ce petit bolide.
Allez, encore 2 intersections et je suis safe.
Rouge. Tant pis. Ca passe…
Ca passait presque.
Dommage fromage, pas de mojitos à Acapulco.
21:39 Publié dans Et soudain c'est le drame... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photo
07/10/2008
Theorie du complot
La théorie du complot : privatisation des profits, socialisation des pertes et fromages de chèvres dans le larzac.
J’espère que mes copains économistes auront le temps de lire ces quelques lignes. Car ils doivent être tout occupé en ce moment. Un peu comme pendant les « series » pour les amateurs de basket américain ou comme pour nous en cette période de migration des oiseaux. En fait c’est un peu la période de migration pour eux aussi, ils regardent les capitaux se déplacer de continents en continents… Certains on ne sait pas vraiment vers où ils se dirigent, avez-vous essayé de chercher dans la Mer des Sargasses ? Nous on avait déjà eu ce problème avec les Anguilles, (des poissons migrateurs, ndlr pour ceux qui ne sortent pas trop des salles de marché) et c’est là qu’on les a retrouvé. Mais je m’égare, comme d’habitude.
Bref et donc voilà, c’est le moment de vérité; le cataclisme financier, la fin du modèle capitaliste, la perte de nos économies de petits épargnants de pays riches… Les flash de l’AFP crépitent, le présentateur du journal de 20h00 en perd son sourire utrabright ; il paraîtrait tout à coup que le principe de toujours plus (de biens, de richesses, de croissance, de gens…) ne peut pas s’appliquer dans un environnement fini. Gosh !
Vous pourtant, chers économistes de l’environnement étiez déjà les précurseurs, les visionnaires de la situation à venir, un genre de prophètes des temps modernes.
Vous leur aviez bien dit aux autres, regardez la planète et ce qui arrive aux espèces, à l’eau, aux écosystèmes, (enfin ça c’était nous les écolos qu’ont leur disait), on pourrait essayer de mesurer, de quantifier cette situation grâce aux euros ? (et donc ça c’était votre partie à vous dans la phrase). Et vous aviez été sympa, vous nous aviez gentiment expliqué les concepts, les tenants et les aboutissants des modes de calcul… Comment tout cela fonctionnait ; le willingness to pay, l’internalisation des coûts et tous les trucs du style qui cartonnent pour un écolo, à placer dans les dîners mondains.
On avait même commencé à faire des calculs ultra-rigoureux sur le CO2 parce que c’était un concept qui parlait bien au gens. Que polluer avait des effets qui coûtaient de l’argent à la société au final. Et que du coup, on pouvait pas polluer comme on voulait, qu’il fallait payer un peu pour avoir le droit de polluer beaucoup. Même des un anciens ex-vice-président, ex futur président des Etats-Unis s’y était mis ; faut qu’on fasse quelque chose.
Juste après, des grands économistes très très fort (dont le chef avait un nom d’oiseau d’ailleurs) ont écrit des grands rapports expliquant à l’humanité comment tout ça allait coûté plein de sous plus tard… risquer une récession allant jusqu'à vingt pour cent du PIB mondial !
Grâce à ce constat, nous étions sur la bonne voie pour changer nos modes de vie et de société. On avait créé une taxe sur les 4x4. Les grands groupes automobiles commençaient déjà à réfléchir à comment on pourrait peut-être envisager de se déplacer dans une cinquantaine d’année sans le pétrole et on était même très très proche de faire passer une taxe pique-nique qui aurait bien pu faire basculer le monde dans l’économie verte etc…
Et là soudain c’est le drame.
Voilà ti pas qu’une bande de joyeux banquiers et traders décide de vendre du vent aux autres banques et aux autres traders pour provoquer tout de suite la récession de 20% du PIB mondial, comme ça serait fait.
Et le monde d’aller à la recherche d’explications ; mais pourquoi ont-ils fait ça ? Simple appât du gain pour certains, confusion entre l’environnement d’une salle de marché et une partie de console de jeu pour d’autres… L’explication n’est pas claire, mais d’après nos informations, l’hypothèse est beaucoup plus simple
Les têtes pensantes du groupe, se seraient rencontrées dans une réunion de repentis trader anonymes, mais si vous savez les personnes en sevrage qui se supportent mutuellement grâce à des réunions de groupes de paroles. « Bonjour je m’appelle Mr Picasou et aujourd’hui c’est mon 43ème jour sans avoir regardé Blomberg TV » etc….
Un peu sur le concept de Fight club (si si regardez le à nouveau…) , ils se seraient fait contacter par un groupuscule de défenseurs de la « Décroissance tendance Positive Attitude » qui les auraient convaincu de faire exploser le système avant d’aller s’installer élever des Chèvres dans le Larzac.
Accusation facile me direz-vous. Une preuve ? Regardez donc ce qu’on trouve en prenant les lettres du nom du membre le plus connu du groupe ; JEROME KERVIEL
C’est VRE KE JEM LORIE
Si c’est pas une preuve ça.
08:02 Publié dans Et soudain c'est le drame... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, ecologie
21/07/2008
Il est frais mon poisson
Voix de Jean-Pierre Pernod* , façon Groland:
C'est l'été, il fait beau et chaud, on profite des vacances et on se laisserait bien tenter par quelques sushis.
Oui mais voilà, un péril majeur guette le touriste français; l'ichtyosarcotoxisme !
A ne pas confondre avec le sarkotoxisme qui n'est pas (encore) sur Wikipédia.
18:05 Publié dans Et soudain c'est le drame... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nawak
08/06/2006
Pourquoi ne suis-je pas joueur de foot professionnel
Après de longues absences, une petite note en l'horreur honneur du cirque footbalistique qui va commencer. Je vous rappelle le principe de la catégorie "et soudain c'est le drame"; une analyse sereine et détachée des moments clés où tout a basculé et dont l'enchainement à fait que j'en suis arrivé là aujourd'hui, maintenant devant l'ordinateur.
Donc aujourd'hui, pourquoi je ne suis pas devenu joueur de foot professionnel. Il faut tout d'abord savoir que je viens d'une ville qui a vécu et vit encore au rythme du football. Depuis chez moi, les soirs de match j'entendais cette sourde clameur qui signifiait que le ballon avait franchit la ligne de but adverse (il y avait aussi les brefs HOOO, qui eux indiquaient que oupps pas passé loin). Bref, tout ça pour dire qu'il était normal qu'au moment de choisir un sport je me soit tourné vers le football. Après des débuts difficiles en poussin, où en gros on était 40 à taper dans une balle pendant 2h, mes parents eurent l'idée de m'inscrire à une espèce de colo sportive où on avait des entrainements de foot et de planche à voile toute la journée, où on nous nous adaptions à la vie en collectivité dans d'immense dortoirs etc...
Lors de ce premier stage j'avais perfectionné mes talents avec des bons entraineurs qui nous conseillé sur les gestes techniques etc... J'étais un peu en dessous de certain qui avait le chromosome qui fallait, mais je m'amusais bien. Tout ça se terminait par un tournoi entre les différentes classes d'ages ou contre les entraineurs; Et là, la consécration; je suis selectionné pour affronter les - de 12 ans. L'entraineur nous réunit avant le match pour les consignes et l'attribution des postes, se tourne vers moi et me dit. Bon Yapo tu vas jouer "milieu". ET SOUDAIN C'EST LE DRAME. Milieu? mais c'est quoi milieu? la honte de ne pas savoir, je peux pas demander ça maintenant à la fin de semaine, les autres vont se foutre de moi et vont m'embeter dans l'immense dortoir...
Grace à mes talents cognitifs du moment (mon cerveau s'était transformé en ballon, une enveloppe de cuir avec plein d'air dedans.), j'analyse la situation et décide de ne jamais m'éloigner de plus de 15 m de la ligne du milieu de terrain. Pas participé beaucoup à cette première mi-temps, j'ai vu plein de gens courir mais il voulait jamais rester dans le périmètre que j'avais défini. A la mi-temps, l'entraineur n'a pas fait une remarque (je pense qu'il devait se retenir de rigoler), mais il m'a juste dit: Yapo tu vois le numéro 10 des rouges, et bien tu le laches pas, tu l'embêtes et tu l'empêche de toucher un maximum de ballons! Ben voilà, ça c'est clair, je peux le faire. Allez vas-y Forest!
C'est aussi pour ça que je ne serai en Allemagne cette année!
23:10 Publié dans Et soudain c'est le drame... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/04/2006
30 ans
Hé oui voilà ça y est je change de décennie. J'ai bien sûr pleuré toute la nuit en regardant des vieilles photos de quand j'étais adolescent acnéique... Mais j'ai pris le dessus et j'ai décidé de réagir!
Danc ces moments important où l'on se rend compte qu'on arrive bientôt à l'age adulte, il est important de pouvoir porter sur soi un regard lucide, pertinent et sans concession. J'ai donc médité longuement en cherchant quel pouvait être le fil rouge de tous ces moments; sourires, pleurs, siestes, soirées beuveries, avachage devant la télévision, réunions, créations de budget et de plannings trimestriels... C'est vrai ça tient à quoi tout ça, qu'est-ce qui fait que je suis ce que je suis à l'heure actuelle. Pour tenter de répondre à ces questions au combien troublantes, j'ai donc décidé d'illustrer ici des faits marquants, anecdotes ou autres instants T, où tout aurait pu basculer. Ceci sera donc le premier papier dans la rubrique "Et soudain, c'est le drame..."
Donc aujourd'hui, je dois répondre à cette question; pourquoi ne suis-je pas devenu un grand escroc international recherché par toutes le polices du monde, de la B.A.C. d'Eleu dit Leauwette au FBI de New York.
Pour y répondre, il faut tout d'abord savoir que j'avais très peur de ma maitresse de CP. Et c'est cette peur qui a mis fin à mes ambitions de Kaizer Sauzé (Pas Franck Sauzée le footballeur, l'autre celui du film..) Cette année de CP se passait bien, on devait en être à la lettre K (Koala je suppose...), j'avais super bien compris la leçon précédante où il avait fallu dessiner au moins 2 choses commençant par la lettre J. J'avais comme la majorité de mes petits camarades choisit la facilité en dessinant un Jouet et fait preuve d'imagination en complétant par un magnifique Jambon. Et donc comme souvent le matin, Mme M. (Appelons-là ainsi par souçi d'anonimat mais également parce qu'aujourd'hui encore je ne peux écrire son nom sans trembler) fait un contrôle des signatures du cahier par les parents. Je sors bien sûr mon petit cahier à couverture plastique granuleuse rouge (celui des leçons d'écriture) ET SOUDAIN C'EST LE DRAME ! La signature, elle y est pas, j'ai oublié, mon sang ne fait qu'un tour, une suée froide longe ma nuque, la peur me tétanise, mais ne m'empêche pas de prendre La décision, je veux pas me faire rouspéter, je signe moi-même.
Comme vous vous en doutez ma fourbe supercherie fut découverte, les profs sont trop forts, il faut dire que j'avais tourné la page et signé sur la première ligne, à 1 cm de la marge comme on me l'avait si bien appris. Pas la peine de décrire ici le procés et la condamnation qui en découla. C'est donc en cet instant que ma vocation de faussaire a été tuée dans l'oeuf et qu'ainsi je ne suis pas devenu un des plus grands truands de ma génération. A 7 ans, l'age de raison ?
11:01 Publié dans Et soudain c'est le drame... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



