21/09/2009

Copenhague 2009

13/01/2008

bilan 2007 (2) , la bouffe

Après avoir pas mal cherché des indicateurs qui pourraient être mis dans le côté positif du Yapo compteur et ben j’ai pas trouvé grand-chose, combien ça fait d’économie en émission CO2 de réaliser un plan de gestion des ressources en eau dans un pays… En voilà une question.

La seule activité un peu quantifiable c’est la bouffe. Et comme pour mon grand bonheur et pour le malheur des mes hôtes non prévenus, je ne mange pas de viande ; il paraîtrait que c’est bon pour faire baisser ses émissions mais qu’en est-il vraiment ?

Tout d’abord ça mange combien de viande en moyenne un français par an. INSEE Powaaaaa… roulement de tambour ….

En 2005

14,12 kg de bœuf par an

20,66 kg de volailles par an,

L’INSEE ne nous donne aucune indication sur le cochon… mais comme de toute façon mes potes économistes m’ont appris à ne pas avoir peur des hypothèses et ben on n’aurait qu’à dire que le français mange 15 kg de cochon par an (preliminary tentative rough assumption, as my maltese friends would have said)

Ce qui est bien c’est que l’on dispose des facteurs d’émissions pour le produit final calculé pour la méthode Bilan Carbone de l’ADEME, la bible.

Pour les volailles, le facteur utilisé est de 400Kg d’équivalent Carbone pat Tonne de poulet industriel produite. Ca veut dire que pour chaque poulet de 1,9 kg abattu, 760 g de Carbone ont été émis (nourriture, déjections, chauffage, abattage etc…) Pour rappel il faut convertir en CO2 pour comparer des valeurs comparables.

Ce qui représente pour un français une émission de 8,2kg d’équivalent carbone pour manger du poulet.

En appliquant les mêmes modes de calcul au cochon et au bœuf, on obtient l’info recherchée. 

Pour avoir ébauché cette discussion avec certains que j’ai fait râler avec mon approximation, je reconnais que la consommation de viande rouge (let’s say) est aussi basée pour 1 tiers par de la vache laitière de réforme. Or comme je mange du fromage et du lait je contribue à l’existence de ces vaches et aux aléas de leur vie de vache (pour ne pas dire rôts et pets). Cependant les facteurs d’émissions prennent en compte ces émissions pour la part fromage, lait etc… il n’est donc pas utile de retrancher la part due à la réforme.  

Au final on a donc

8,2 kg d’équivalent Carbone pour les volailles consommées par un français par an.

66,9 kg d’équivalent Carbone pour le bœuf consommé par un français par an.

18,3 kg d’équivalent Carbone pour le Porc consommé par un français par an

 
Soit 343 kg d’équivalent CO2 par français et par an.

 
Pour évaluer la part que j’économise il eut fallu estimer l’émission due aux produits de remplacement (plus d’œufs, plus de produits laitiers, plus de bières…..) Mais ça sera pour plus tard. Rien qu’à parler de toute cette bouffe j’ai mal au cœur après les fêtes…

 En fin pour tout ceux qui s'intéresse au suje, une nouvelle version en ligne pour calculer vos émissions personnelles sans avoir a peser votre bouffe façon weigthwatchers.

http://www.bilancarbonepersonnel.org/

30/12/2007

Bilan 2007, Avion et CO2 (1)

Le 19 janvier dernier était inauguré en grandes pompes dans l’intimité, le Yapo compteur. Là j’avais décidé de tenir à jour les émissions due au transports pour le boulot. Histoire de ne pas sombrer dans la folie des grandeurs, grâce à la folie des ordres de grandeurs.

Donc cette année 2007, j’aurais parcouru 63 579 km en avion, ce qui représente quand même 1,5 fois la circonférence de la terre ou 1/6 de la distance terre-lune. Tous ces moments suspendus entre décollage-atterrissage, ont été l’occasion d’une émission équivalente à 15,6 Tonnes de CO2.

86b4201e5dd5f23f44c6e280abc4138a.jpgRappellons pour le principe que l’objectif d’émission moyenne en équivalent CO2 est de 1,7 tonne de CO2 par personne et par an (en moyenne planétaire) si on voulait viser la stabilisation des émissions au niveau planétaire. (source : JM Jancovici)
Or à l’heure actuelle un français émets 4 fois plus à peu près. Donc grosso modo rien qu’à cause des déplacements professionnels j’émets déjà 2,5 fois plus qu’un français en moyenne.

Donc de prime abord mon activité professionnelle de soi-disant protecteur de la planète génère une bonne part d’émission en plus. La honte vous dis-je, mais pas seulement pour moi ! La vrai honte c’est celle de nos grands bailleurs de fonds internationaux qui n’obligent par exemple pas lors du financement d’un projet à compenser carbone les activités de transports. Mieux et encore plus débile : des journées d’expertises qui ne sont payés que lors de la présence sur le territoire du pays bénéficiaire. Bien souvent sur des projets à moyen-terme, une mission de cinq jours sur place pourrait être facilement et efficacement remplacée par 2 ou 3 webconfs bien placées, oui mais les règles de financement de la Commission Européenne (pour ne pas la nommer) ne prévoit pas cette possibilité. Donc et ben le gugusse il va rédiger ses rapports à l’étranger (ou dans l’avion d’ailleurs…)
Et voilà déjà 2 idées de bonne résolutions pour la Commission (bon je sais c’est facile de prendre des bonnes résolutions pour les autres mais bon…)

A suivre

23/01/2007

Le compteur CO2, la télé.

Ce qui est bien avec l’équivalent CO2 c’est qu’on s’amuse à le décliner sous toutes ces formes. Par exemple et c’est logique si tu utilises de l’électricité en regardant la télé et bien la production de cette électricité engendre la production de gaz à effet de serre (43g d’équivalent C02 par kWh en 2005 pour être précis). On peut noter que la France a le plus bas facteur d’émission (grâce au nucléaire et à l’hydro-electricité) d’Europe, l’Allemagne étant par exemple à 500g de CO2 par kWh. Bien évidemment je ne traiterai pas ici du coût environnemental que peuvent avoir ces modes de production, qui ferait a du faire l’objet de plusieurs thèses de doctorant (A mon avis on en trouvera au moins 2, un doctorant finançé par EDF et la COGEMA et un par un labo public de recherche….).

Bref ! dans les statistiques nationales on voit que la consommation moyenne par an pour une télé c’est 160 kWh. Donc tu auras produit un peu moins de 7 kg de CO2 par an rien qu'en regardant la télé. Attention c’est bien sûr pire si tu es fan de foot et de cinéma, puisque tu dois y ajouter les 96 kWh du décodeur canal+ (soit dit en passant qui est toujours allumé, si regarde derrière toi, la petite lumière verte là.) J’ai pas l’estimation de consommation pour le Home cinéma, mais pour une Chaine-hifi ça donne du 35 kWh par an, on doit être dans les mêmes ordres de grandeur. Tout ça donc pour dire que cette année je me prive de décodeur Canal + (pas dur j'en ai jamais eu) et que je ne mets pas en route le Home Cinéma (on en a pas non plus) et hop, un peu moins de 6 kg non rejeté! 

On parlera de la voiture un autre jour parce que c'est là que sont les efforts à faire, mais te priver de canal+ et de Home Cinéma pendant 1 an c'est pareil que d'éviter de faire 40 km en voiture. A méditer (devant la télé...ou dans les embouteillages).

20/01/2007

Toi t'as une tête à....

Zut j'ai oublié de dire ce qui m'avais donné l'idée du compteur. La scène se passe un mardi soir au terminal 3 de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. Après un enregistrement des bagages des plus anodins. Avant on me posait juste la question pas d'objets tranchants, ni de cocktails molotovs dégoupillés dans votre bagage à main? Maintenant beaucoup plus poètique on te tend une petite feuille avec des questions: Vous avez fait vos bagages tout seul? Personne ne vous a demander de mettre quelque chose dans votre bagage? Vous êtes vraiment sûr sûr que vous ne transportez pas de C-4 dans votre bagages?

Si tu as répondu oui à une des questions pouf t'es éliminé. Genre ah oui merde c'est vrai ya bien ce grand barbu en treillis qui m'avait demandé dans le RER si je pouvais mettre sa collection de mako moulages Chicken Run dans ma valise parce qu'il avait peur qu'ils s'abiment....

Mais je m'égare. J'en étais donc au stade non moins intéressant ou tu fais la queue pour pouvoir enlever toutes tes affaires et ta menue monnaie et tes chaussures et ta ceinture et puis tiens ton pin's Donald aussi pendant qu'on y est pour passer sous le portique qui bipe quand t'as pas enlevé ton plombage en haut à gauche. Et là je pose mon sac à dos sans avoir le temps d'oter mon ordinateur portable... Zwouip sous l'effet roulant du tapis mon sac est avalé par cette espèce de four à rayons x alors que j'essaye de prévenir mr Sécurité qu'il y a un"laptop" dans le biniou. C'est alors qu'avec le regard percant d'intelligence du sergent schultz, il me lançe: "Vous travaillez dans la Banque?" Ah tiens c'est original. Je le regarde étonné... "Pourquoi vous trouvez que j'ai une tête à travailler dans la Banque?" Répondre par une question j'adore. "Je sais pas, en tout cas vous avez le look de quelqu'un qui gagne beaucoup d'argent sans trop rien faire!" Flatté par ce compliment sur le niveau de classe avec lequel je m'habille, ben ouai mes tongs étaient dans la valise avec mon pantalon de terrain, je suis néanmoins sidéré par son discours. Et c'est là que je lui réponds "pas du tout je travaille énormément, dans l'environnement, tout ça pour qu'il reste quelque chose de potable sur terre pour vos enfants..." Blanc... puis rien, KO j'ai gagné, je peux me rhabiller et remettre mon Pin's Donald. Facile, trop facile.

Sauf que, .... sauf qu'un Schultz au cerveau boosté aurait pu me répondre, ah oui vous trouvez ça compatible de sauver la planète en brulant des tonnes de kérozène ou une autre roquette verbale du genre. D'où l'idée du compteur. 

 

20:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : voyage, CO2

19/01/2007

Yapo compteur

Au cours des années précédentes on a de plus en plus entendu parler du changement climatique. On a presque entendu ou vu David Pujadas ou PPDA annoncé la faillite des fabricants d’Anorak d’ici 2020. Que le kg d’équivalent C02 émis devient une unité de mesure international, avec un marché du CO2 qui a pris son envol avec l’apparition des quotas d’émissions etc…

Parallèlement, d’un point de vue personnel et professionnel j’ai eu la chance d’être confronté au problème de la valorisation de l’environnement. Cétiquoi ce truc ? C’est facile ! Ca consiste à essayer de quantifier avec des sousous les écosystèmes ou les ressources naturelles. Plein de super méthodes rigoureuses et tout et tout ont été développées dans les labos des plus grandes Universités d’économie de la planète. J’aurai certainement l’occasion d’en reparler sur ce blog mais en gros on a principalement 2 tactiques, 1 on essaye de mesurer le service rendu par l’environnement à la société ou 2 on essaye d’évaluer la valeur patrimoniale d’un milieu (pas parce qu’on peut l’utiliser mais parce qu’il existe (beaucoup moins facile…)).
Mon côté militant est bien sûr souvent titillé par ces approches, car il se refuse à vouloir lâcher également la protection de l’environnement aux sirènes du « tout-fric ».
Cependant cette valorisation économique a pu et peut permettre de donner des éléments à nos décideurs en faveur de la protection de l’environnement. Je pense historiquement par exemple à la démonstration de l’intérêt économique de la protection du mérou dans certaines zones de Méditerranée à cause des retombés économiques de la plongée sous-marine dans ces zones de protection (relatives me direz-vous puisqu’on y plonge), qui a su convaincre quelques élus locaux du bien-fondés de cette protection.

Et puisque la moindre des choses c’est d’appliquer à soi-même les principes qu’on défend. J’ai rajouté dans la colonne de gauche un petit compteur des méfaits et bienfaits causés à la planète. Le problème est toujours le même, il est toujours beaucoup plus facile de mesurer des atteintes à l’environnement que des bénéfices environnementaux. Dans mon cas je tiendrai donc à jour cette année un nombre de km parcourus en avion ainsi qu’un ordre de grandeur de l’équivalent CO2 produit. (Note pour les puristes : J’utilise pour ce faire les facteurs d’émissions proposés par l’ADEME dans l’éco-comparateur developpé pour la SNCF.)

Il sera donc possible en fin d’année de faire un bilan (en euros par exemple) du coût pour l’environnement qu’aura engendré mon activité professionnelle, censée avoir provoqué des bénéfices pour l’environnement d’autre part. Le problème c’est que je ne sais pas trop quoi mettre sur le plateau de la balance en face. Il faudrait que je puisse arriver à quantifier des actions en unité comparable de bénéfice c'est-à-dire des kg d’équivalent C02 économisés, ou des euros…

Je préférerai mettre un compteur plus poétique comme un nombre de bébé-phoques sauvés, mais à mon avis ce compteur ne bougerait pas beaucoup dans l’année, au vu de ma zone géographique d’activité (quoique sur un malentendu, je vais le laisser tiens). Alors au fil des mois et des idées (bizarres souvent, débiles parfois, géniales rarement), j’essaierai de trouver des réponses à ce côté du thermomètre qui fait du bien à l’environnement.